En plus d'émettre des contaminants dans l'air extérieur, les appareils de combustion au bois peuvent altérer la qualité de l'air des habitations lorsqu'une partie des gaz de combustion et des particules fines reviennent à l'intérieur. Ces fuites à l'intérieur de la maison seront plus ou moins importantes selon le type d'appareil utilisé, la qualité de son installation et les façons de le faire fonctionner. La combustion du bois constitue donc une source d'exposition supplémentaire à des substances toxiques à l'intérieur des maisons.
Les fumées qui se dégagent d'un poêle à bois ou d'un foyer ne sont pas aussi « inoffensives » qu'on voudrait bien le croire :
- le chauffage au bois représente une source importante de rejets de contaminants dans l'atmosphère;
- au Québec, le chauffage au bois résidentiel est responsable de la moitié des émissions de particules fines provenant des activités humaines;
- la fumée de la combustion du bois se répand à l'intérieur comme à l'extérieur des maisons;
- un seul poêle à bois non certifié émet autant de particules fines dans l'atmosphère en 9 heures qu'une automobile de type intermédiaire parcourant 18 000 km;
- les particules émises par le chauffage au bois sont de très petite taille, soit moins de 2,5 microns, ce qui leur permet de pénétrer profondément dans les voies respiratoires et de nuire à leur fonctionnement;
- les contaminants émis par la combustion du bois peuvent avoir des effets sur la santé. Les enfants très jeunes, les personnes âgées et celles qui souffrent d'asthme, d'emphysème ou de problèmes cardiaques sont les plus sensibles à la pollution de l'air;
- dans un quartier résidentiel où le chauffage au bois est répandu, les concentrations de particules fines, d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et de composés organiques volatils (COV) peuvent atteindre des niveaux élevés dans certaines conditions météorologiques.
Pour limiter son exposition aux contaminants provenant du chauffage au bois
- éviter d'utiliser le chauffage au bois comme mode de chauffage principal;
- limiter l'utilisation des foyers et des poêles à bois;
- diminuer les feux à l'extérieur (feu de camp, brûlage, etc.);
- ne pas brûler de déchets domestiques tels que les plastiques et le bois traité ou peinturé;
- selon la disponibilité des ressources, utiliser un bois dur et séché au moins six mois, comme le chêne, l'érable ou le bouleau, plutôt qu'un bois mou tel que le sapin, le pin ou l'épinette.
Pour faire le bon choix lors de l'achat d'un poêle ou d’un foyer, il faut
- s'assurer qu'il correspond à ses besoins réels;
- privilégier un poêle ou un foyer à l'électricité. Certains modèles peuvent être installés à même les appareils existants. Sinon, il faut acheter un appareil certifié qui respecte le Règlement sur les appareils de chauffage au bois. Depuis le 1 er septembre 2009, le Règlement sur les appareils de chauffage au bois exige que tout appareil de chauffage au bois fabriqué, vendu, offert en vente ou distribué au Québec soit certifié conforme aux normes d’émission de particules de l’Association canadienne de normalisation (ACNOR) ou à celles de l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (USEPA);
- respecter le code canadien d'installation des appareils à combustion.
Propriétaires actuels et futurs d'appareils de combustion au bois.